« Les Patisseries Masmoudi » (ci après « PM ») ont commencé à l’origine comme une entreprise artisanale familiale. L’industrialisation s’est faite par étapes successives qui ont nécessité une démarche d’innovation continue
Fin 2003, « PM », de taille encore modeste mais ayant acquis une place forte sur le marché national avec une image de qualité, et une implantation commerciale dans la plupart des grandes villes, s’engage dans une nouvelle aventure. Elle s’allie avec 3 entreprises du secteur agroalimentaire, de taille plus importante, pour créer un consortium d’exportation, un des pionniers en Tunisie.
Cette alliance va entraîner « PM » dans une intense activité de promotion à l’échelle internationale et un investissement lourd qu’elle n’aurait jamais pu réaliser toute seule.
Ahmed Masmoudi, membre du directoire de « PM » et président du consortium ACT, présente ainsi l’apport du consortium ACT pour le développement de son entreprise :
Grâce au partage des coûts et à la dynamique du groupe, « PM » a pu prospecter, visiter et exposer dans les quatre coins du monde en l’espace de deux ans : Japon, Afrique du sud, Russie, Allemagne, Espagne, France, Etats Unis…
Une vision plus globale des marchés a été acquise ;
Les activités promotionnelles du consortium ont permis à « PM » d’accélérer le processus de son accès au marché de la Grande Distribution. C’est ainsi qu’au bout de 2 ans, l’entreprise a pu produire et exporter, fin 2005 un premier lot de 39 palettes vers une grande surface en Belgique.
Cette « prouesse » a pu être réalisée du fait que l’entreprise avait, au préalable, engagé son plan de modernisation dans le cadre du PMN : amélioration des performances organisationnelles et acquisition de nouveaux équipements ;
« PM » a du donc adapter son produit aux conditions de la grande distribution : assurance qualité- hygiène & sécurité alimentaire, prix bas et durée de conservation élevée.
Des actions de R&D ont du être menées sans relâche et ont permis de créer des produits selon une nouvelle formulation adaptée à ce nouveau segment de marché. Les coûts ont ainsi été comprimés et la durée de conservation relevée pour passer de 3 à 12 mois.
Le processus de R&D a pu être mené avec succès grâce à une collaboration étroite et fructueuse avec des consultants- enseignants, le monde académique en général et l’Ecole d’ingénieurs de la région (ENIS) en particulier (projets de fin d’étude et DEA) :
3 projets de fins d’étude qui ont permis de prolonger la DLC (Date Limite de Conservation) ;
1 projet qui a permis de développer un nouveau produit « light » ;
1 nouveau projet pour développer une gamme à valeur énergétique réduite ;
Mise à niveau des technologies de fabrication, Alliances pour partager les expériences et accéder rapidement et aux moindres coûts à de nouveaux marchés, Innovations soutenues par une collaboration avec le monde académique, Soutien matériel des différents fonds incitatifs publics (FODEC & FAMEX)….Tels sont les secrets de la progression rapide d’une PME, au départ artisanale, et qui s’industrialise et s’internationalise à grands pas.